L3 PHYSIQUE: Mathématique pour la physique


Le progrès du cours sera affiché ci-dessous. N'hésitez pas à me contacter, si vous avez des questions, commentaires, suggestions, ... !

Téléphone: 04.38.78.31.46
Email: julia.meyer_at_univ-grenoble-alpes.fr



Bibliographie:

Le cours ne suit pas un texte en particulier. Le livres ci-dessous couvrent des différents chapitres du cours. La liste va être complétée au fur et à mésure. Calcul des perturbations : Ali H. Nayfeh - Introduction to Perturbation Techniques (chapîtres 2 & 4)
En plus, la discussion de l'oscillateur de Duffing sur Wikipedia est assez bien.

CONTROLE CONTINU

Le controle continu aura lieu le jeudi 22 octobre 2015, 8h30-10h30.

Le CC compte pour 40% de la note. (La règle du max s'applique.)

MODALITES :

  • Durée : 2h
  • Documents du cours et des TDs permis.
  • Calculettes permises, mais pas utiles.

    Le controle continu porte sur les sujets traités en cours ET en TD - c'est-à-dire, les sujets abordés en cours, mais pas encore en TD ne feront pas partie de contrôle continu.

    Voici l'énoncé et le corrigé du controle continu.

    Le controle continu a été noté sur 49 points.


    EXAMEN FINAL

    L'examen final aura lieu le jeudi 7 janvier 2016, 14h00-17h00.

    L'examen final compte pour 60% de la note. (La règle du max s'applique.)

    MODALITES :

  • Durée : 3h
  • Documents du cours et des TDs permis.
  • Calculettes permises, mais pas utiles.

    L'examen final porte sur TOUS les sujets traités en cours et en TD (avant et après le CC).

    Voici l'énoncé et le corrigé de l'examen final.

    L'examen final a été noté sur 55 points.


    Annales d'examens:

  • Rattrapage 2014 : énoncé
  • Examen final 2014 : énoncé et corrigé
  • Controle continu 2014 : énoncé et corrigé
  • Rattrapage 2013 : énoncé
  • Examen final 2013 : énoncé et corrigé
  • Controle continu 2013 : énoncé et corrigé
  • Rattrapage 2012 : énoncé
  • Examen final 2012 : énoncé et corrigé
  • Controle continu 2012 : énoncé et corrigé
  • Rattrapage 2011 : énoncé
  • Examen final 2011 : énoncé et corrigé
  • Controle continu 2011 : énoncé et corrigé

    Plus quelques exos (et leurs corrigés) sur l'analyse complexe pour s'entrainer.

    En outre, voici un lien vers les annales de Bahram Houchmandzadeh qui a enseigné ce cours avant moi. Notez par contre que le contenu du cours a été modifié!



    Cours:

    PLAN du COURS

    Cours # Date Contenu du cours
    1Lundi 7 septembre

    I. Introduction

    Espaces vectoriels:

  • addition
  • multiplication par un scalaire
  • élément 0
    base: E = {e1, e2, e3, ...}
    + produit scalaire (a,b)
    -> norme ||a||2 = (a,a) ≥ 0
    -> bases orthogonales: (ei,ej) = 0 pour i≠j
    -> bases orthonormées: (ei,ej) = 0 pour i≠j et (ei,ei) = 1

    Espace vectoriel des fonctions de carré sommable:
    f: I -> |R
    produit scalaire (f,g) = ∫I f(x)g(x) dx
    -> norme L2: ||f|| < ∞
    base infinie dénombrable de fonctions orthogonales

    II. Séries de Fourier

    f(x) = a0+∑n=1[an cos(2nπx/L) + bn sin(2nπx/L)]
    avec a0 = (1/L) ∫I f(x) dx,
    an = (2/L) ∫I f(x) cos(2nπx/L) dx,
    bn = (2/L) ∫I f(x) sin(2nπx/L) dx

    base B = {1, sin(2πx/L), cos(2πx/L), sin(4πx/L), cos(4πx/L), ...}

  • 2 Mercredi 9 septembre

    Séries de Fourier (Suite) :

    Transparents du cours

  • II.1 Séries de Fourier pour des fonctions L-périodiques f(x+L)=f(x)
  • II.2 Conditions de Dirichlet et convérgence
  • II.3 Séries de sinus et cosinus

    Exemple: Corde vibrante

  • 3 Lundi 14 septembre

    Séries de Fourier (Suite) :

    Transparents du cours

    II.4 Dérivation de séries de Fourier

    condition: f(0)=f(L)

  • Exemple : Equation de la chaleur avec u(0,t) = cste différent de u(L,t) = cste
    [stratégie: chercher solution sous la forme u(x,t) = up(x) + φ(x,t) avec up(0) = u(0,t), up(L) =u (L,t) et φ(0,t) = φ(L,t )= 0]

    II.5 Séries de Fourier complexes:

      base B = {ei2nπx/L}n ∈ Z
      f(x) = ∑n=-∞cn ei2nπx/L
      avec cn = (en,f)/||en||2 = (1/L) ∫I e-i2nπx/L f(x) dx
    RAPPEL : produit scalaire (f,g) = ∫I f*(x)g(x) dx

    II.6 Egalité de Parseval : L-1||f||2 = |a0|2 + (1/2) ∑n=1 (|an|2+|bn|2)=∑n=-∞ |cn|2

    II.7 Fonction génératrice / caractéristique - Exemple : Phonons dans un cristal unidimensionnel

  • 4 Jeudi 17 septembre

    Séries de Fourier (Suite) :

    Phonons ... [voir aussi Rattrapage 2011]

    III. Transformations de Fourier

    f~(q) = ∫-∞ f(x) e-iqx dx
    - transformation de Fourier (TF)

    f(x) = (1/2π) ∫-∞ f~(q) eiqx dq
    - transformation de Fourier inverse (TF-1)

    Attention : Il existe des conventions différentes.

    III.1 Propriétés des transformations de Fourier

    Exemple : f(x) = e-x2/2, f~(q) = (2π)1/2 e-q2/2

    5 Lundi 28 septembre

    Transformations de Fourier (Suite) :

    Transparents du cours

    Exemple d'application en physique : Circuit RLC
    [équation différentielle pour la charge Q(t) -> équation algébrique pour sa TF Q~(ω)]

    IV. Distributions

    δ de Dirac

    [pour les physiciens : "fonction"
    pour les mathématiciens : distribution (fonctionnelle)]

    Définition : ∫I δ(x) dx = 1 si l'intervalle I contient 0 et ∫I δ(x) dx = 0 sinon

      Alternative : ∫-∞ f(x) δ(x) dx = f(0) pour toutes les fonctions d'essai

    IV.1 δ(x) par processus de limite a -> 0

    • ga(x) = (1/√π a) e-(x/a)2
      ou
    • pa(x) = (1/a) Π(x/a)       avec Π(x) = 1 pour -1/2 ≤ x ≤ 1/2 et Π(x) = 0 sinon

    Transformées de Fourier :       TF[δ(x)] = 1       TF[1]=2π δ(q)

    6 Jeudi 1 octobre

    Distributions (Suite) :

    Transparents du cours

    IV.2 δ de Dirac d'une variable dimensionée

  • [δ(x)] = length-1
  • [δ(t)] = temps-1

    Applications : Circuit RLC

  • tension ac : V(t) = V0sin(ω0t), donc V~(ω) = -i πV0 [δ(ω-ω0) - δ(ω+ω0)]
  • impulsion de tension : V(t) = V0τ δ(t), donc V~(ω) = V0 τ

    IV.3 Un peu de "maths" :

    Biblio : Laurent Schwartz - Théorie des distributions

    • fonctionnelle - T : F -> C, c'est-à-dire, fonction f -> scalaire T[f]
      (par comparaison : fonction - scalaire x -> scalaire f(x))
    • distribution = fonctionnelle linéaire

      δ de Dirac :
      δ : F -> C
           f -> δ[f] = f(0)       [en notation physique : ∫-∞ f(x) δ(x) dx = f(0)]

      Sa dérivée :
      δ' : F -> C
            f -> δ'[f] = - δ[f'] = -f'(0)       [en notation physique : ∫-∞ f(x) δ'(x) dx = - ∫-∞ f'(x) δ(x) dx = -f'(0)]

      Généralisation :
      δx0 : F -> C
              f -> δx0[f] = f(x0)       [en notation physique : ∫-∞ f(x) δ(x-x0) dx = ∫-∞ f(x+x0) δ(x) dx = f(x0)]
      δ(a) : F -> C
              f -> δ(a)[f] = f(0)/|a|       [en notation physique : ∫-∞ f(x) δ(ax) dx = (1/|a|) ∫-∞ f(x/a) δ(x) dx = f(0)/|a|]

    δ(g(x)) = ∑i (1/|g'(xi)|) δ(x-xi) pour g(x) fonction avec racines simples g(xi) = 0, g'(xi) ≠ 0

  • 7 Lundi 5 octobre

    Distributions (Suite) :

    H'(x) = δ(x) où H fct Heaviside

    V. Convolutions et corrélations

    V.1 Convolution

    Définition : (f * g)(x) = ∫-∞ f(s) g(x-s) ds
    h(x)=(f * g)(x) est la convolution de f et g

  • Transformée de Fourier : h~(q) = f~(q) g~(q)

    V.2 Corrélation

    Définition : Cfg(x) = ∫-∞ f*(s) g*(x+s) ds
    h(x)=Cfg(x) est la corrélation de f et g

  • Transformée de Fourier : C~fg(q) = f*~(q) g~(q)

    Auto-corrélation : G(x) = ∫-∞ f*(s) f(x+s) ds       TF[G(x)] = G~(q) = f*~(q) f~(q) = |f~(q)|2

    V.3 Applications (exemples) :

  • Mesures :
      convolution du signal f(x) avec la fonction du l'appareil M(x)
      -> quantité mesurée fM(x) = ∫-∞ f(s) M(x-s) ds

  • Mouvement Brownien et équation de Langevin (modifié par rapport au cours)

      particule dans un fluide soumis à
      des frottements visqueux -γ v et
      une force stochastique ξ(t) due aux collisions qu' "elle est indifféremment positive et négative, et sa grandeur est telle qu'elle maintient l'agitation de la particule que, sans elle, la résistance visqueuse finirait par arrêter"

      équation de Newton : m dv/dt = -γ v + ξ(t)
      où ξ(t) est caractérisé par <ξ(t)> = 0 et < ξ(t) ξ(t+τ) > = A δ(τ)

      TF de l'équation de Newton : imωv~ = -γ v~ + ξ~, donc v~ = ξ~ / (imω+γ)
      on trouve (v~)*(ω)v~(ω) = (ξ~)*(ω)ξ~(ω) / ((-imω+γ)(-imω+γ)), c'est-à-dire TF[ < v(t) v(t+τ) > ] = (ξ~)*(ω)ξ~(ω) / ((-imω+γ)(-imω+γ))
      et par conséquent < v(t) v(t+τ) > = TF-1[ (ξ~)*(ω)ξ~(ω) / ((-imω+γ)(-imω+γ)) ] = (A/2γm) e-(γ/m)|τ|

    VI. Fonctions de Green

    (= application des convolutions)

    On considère l'ED   a (d2/dt2)x + b (d/dt)x + c x = f(t).     (1)
    TF -> x~(ω) = f~(ω) / (-aω2 + ibω + c).
    On compare avec l'ED   a (d2/dt2)x0 + b (d/dt)x0 + c x0 = δ(t).     (2)
    TF -> x0~(ω) = 1 / (-aω2 + ibω + c).
    Donc x~(ω) = f~(ω)x0~(ω) ou x(t) = (x_0*f)(t) = ∫ ds x0(s) f(t-s).
    C'est-à-dire, si on connait la solution de l'ED (2), on peut en déduire la solution de l'ED (1).

    Voir aussi équation de Poisson (électrostatique) : ∇φ = -eρ/ε0
    potentiel d'une charge ponctuelle à r=0 : φ0(r) = (e/4πε0) |r|-1
    potentiel d'une distribution de charge eρ(r) : φ(r) = ∫ (dr') (e/4πε0) |r-r'|-1ρ(r') = ∫ (dr') φ0(r-r')ρ(r')

  • 8 Jeudi 8 octobre
  • Théorème de Shannon-Nyquist (voir aussi corrigé du CC 2011)

    VII. Analyse complexe

    VII.1 Motivation : évaluation d'intégrales, variables complexes en physique

    VII.2 Fonctions d'une variable complexe

    RAPPEL: z = x + iy = r e où i = √(-1)
    Une variable complexe correspond à une paire de variables réeles. -> représentation dans le plan complexe ~ |R2

    f(x) -> f(z) = f(x,y) = u(x,y) + iv(x,y)
    u = Re[f] (partie réelle) et v=Im[f] (partie imaginaire)

    Exemples: z2, cos(z), √z, ln z

  • 9 Lundi 12 octobre

    Analyse complexe (Suite) :

    VII.3 Dérivation d'une fonction d'une variable complexe

    df/dz = f' = limδz -> 0[(f(z+δz)-f(z))/(z+δz-z)] = limδz -> 0[δf/δz]

    f est dérivable si la limite limδz -> 0[δf/δz] existe et est indépendante de l'approche δz -> 0

    Conséquences:

  • approche 1: δx -> 0, δy=0
      limδz -> 0[δf/δz] = limδx -> 0[(δu+iδv)/δx] = ∂xu + i ∂xv
  • approche 2: δx=0, δy -> 0
      limδz -> 0[δf/δz] = limδy -> 0[(δu+iδv)/(iδy)] = - i∂yu + ∂xv

    Donc, la dérivée f' existe seulement si   ∂xu = ∂yv   et   ∂yu = - ∂xv.
    Conditions de Cauchy-Riemann

    Réécriture Cauchy-Riemann : ∂xf = -i∂yf

    Définition : Soient Ω un sous-ensemble ouvert de l'ensemble |C des nombres complexes et f une fonction f : Ω -> |C.

      f est analytique ou holomorphe en un point z0 ∈ Ω, si f'(z0) existe.
      f est analytique/holomorphe sur Ω, si f est analytique/holomorphe en tout point z0 ∈ Ω.

    Exemples : z2 (analytique/holomorphe en |C), cos(z) (analytique/holomorphe en |C)
    Par contre, des fonctions qui dépendent de z* (complex conjugué : z* = x - iy) ne sont pas analytiques/holomorphes.

    VII.4 Intégration d'une fonction d'une variable complexe

    Intégrale curviligne/Intégrale de contour :
    Intégration le long d'un contour C dans le plan complexe   ∫C f(z) dz = ∫C (u(x,y) + iv(x,y))(dx + idy)

    Exemples :
      fonction f(z) = z2 intégrée le long d'un cercle autour de z0 = 0 de rayon R
      z = re avec r = R = const     ->     z2 = R2e2iθ   et   dz = iRe
      ->     ∫C f(z) dz = iR30 e3iθdθ = 0

      fonction g(z) = z-1 intégrée le long d'un cercle autour de z0 = 0 de rayon R
      z = re avec r = R = const     ->     z-1 = R-1e-iθ   et   dz = iRe
      ->     ∫C g(z) dz = i ∫0 dθ = 2πi

    VII.5 Théorème de Cauchy :

    Si une fonction f(z) est analytique/holomorphe et ses dérivées partielles sont continues dans une région R du plan complexe simplement connexe,   ∫C f(z) dz = 0   pour tous les contours C fermés dans R.

    [simplement connexe = "il n'y a pas de trous"]

    Démonstration : Réécrire f(z) = u(x,y) + iv(x,y) et dz = dx + idy.
    Appliquer le théorème de Stokes / la formule de Green-Riemann : ∫∂A(Vxdx+Vydy) = ∫A(∂xVy - ∂xVy) dx dy.
    Utiliser les conditions de Cauchy-Riemann.

  • 10 Jeudi 15 octobre

    Analyse complexe (Suite) :

    Transparents du cours

    VII.6 Formule intégrale de Cauchy

    On considère une fonction f(z) qui est analytique/holomorphe sur et à l'intérieur d'un contour C fermé ainsi qu'un point z0 qui est enfermé (dans le sens mathématique positif) par le contour C. Sous ces conditions, ∫C f(z)/(z - z0) dz = 2π i f(z0).

    Démonstration : Modifier le contour tel qu'il n'inclut plus le point z0. Appliquer le théorème de Cauchy. Calculer l'intégrale ∫C' f(z)/(z - z0) dz où C' est un cercle autour de z0 de rayon R -> 0.

    VII.6.1 Extensions de la formule inégrale de Cauchy:   f(n)(z0) = (n! / 2π i) ∫C f(z) / (z - z0)n+1

    VII.7 Séries de Laurent

    VII.7.1 On suppose que f est une fonction analytique pour tous z avec |z - z0| < |z1 - z0|.
    On trouve f(z) = ∑n=0 (1/n!) f(n)(z0) (z - z0)n. (Séries de Taylor)

    11 Lundi 19 octobre

    VII.7.2 On suppose que f est une fonction analytique pour tous z avec |z2 - z0| < |z - z0| < |z1 - z0|.
    On trouve f(z) = ∑n=-∞an (z - z0)n avec an = 1/(2π i) ∫C f(z) / (z - z0)n+1. (Séries de Laurent)
    Démonstration : voir, par exemple, Arfken & Weber, page 380.

    VII.8 Classification de singularités

    Si fait est non-analytique en z0, mais analytique en tous points voisins, le point z0 est une singularité isolée de f.

    On considè la série de Laurent de f en z0 :

  • Si an = 0 pour n < -m < 0 et a-m ≠ 0, on dit que f possède un pôle de l'ordre m en z0. (Alors la fonction g(z) = (z - z0)m f(z) est analytique en z0.)
  • S'il n'existe pas de M tel que an = 0 pour n < -M, on dit que f possède une singularité essentielle en z0.
  • Si an = 0 pour tous les n < 0, il s'agit d'une singularité effaçable.

    VII.9 Calcul de résidus

    On définit In = ∫C dz (z-z0)n On remarque que In = 2π i pour n = -1 et In = 0 sinon.

    Donc, si z0 est une singularité isolée de f et C est un contour qui enferme z0 dans le sens mathématique positif, on obtient ∫C dz f(z) = 2π i a-1.
    a-1 = Res(f, z0) s'appelle le résidu de f en z0.

    Si f possède plusieures singularités isolées, on trouve ∫C dz f(z) = 2π i (somme des résidus enfermés en C). (Théorème des résidus)

    Calcul pratique de résidus : Res(f, z0) = (1/(m-1)!) limz -> z0[dm-1/dzm-1{(z - z0)m f(z)}] pour un pôle de l'ordre m

  • 12 Jeudi 22 octobre

    Analyse complexe (Suite) :

    VII.10 Evaluation d'intégrales le long de l'axe réel

  • -∞ f(x) dx
      Si, pour Im[z] ≥ 0, f(z) est analytique à part des singularités isolées en z = zi (i = 0, 1, ...) et |f(z)| décroit au moins comme 1/|z|2 dans la limite |z| -> ∞ :
      -∞ f(x) dx = 2π i ∑Im[zi] > 0Res(f, zi)
      Si, pour Im[z] ≤ 0, f(z) est analytique à part des singularités isolées en z = zi (i = 0, 1, ...) et |f(z)| décroit au moins comme 1/|z|2 dans la limite |z| -> ∞ :
      -∞ f(x) dx = -2π i ∑Im[zi] <0Res(f, zi)
  • -∞ f(x) eiax dx avec a réel
      Si a > 0 et, pour Im[z] ≥ 0, f(z) est analytique à part des singularités isolées et lim|z| -> ∞f(z)= 0 :
      -∞ f(x) eiax dx = 2π i ∑Im[zi] > 0Res(f eiaz, zi)
      Si a < 0 et, pour Im[z] ≤ 0, f(z) est analytique à part des singularités isolées et lim|z| -> ∞f(z)= 0 :
      -∞ f(x) eiax dx = -2π i ∑Im[zi] < 0Res(f eiaz, zi)
      Lemme de Jordan
      Démonstration : voir, par exemple, Arfken & Weber, page 406.

    Exemple (est-ce que l'analyse complexe peut nous aider avec les TFs ?) :

      On considère la fonction f réelle où f(x)=e-ax avec a > 0 pour x ≥ 0 et f(x) = 0 sinon. La TF est donné par f~(k)=1/(a+ik).
      On cherche la TF inverse : f(x) = (1/2π) ∫-∞dk eikx/(a+ik).
      Stratégie : Si on continue la fonction f~(k) dans le plan complexe, on peut évaluer l'intégrale sur un contour fermée.

      1. Choix du contour (Il faut distinguer x > 0 et x < 0.)
      2. Identification des singularités (Il y a un pôle simple avec Im[z0] > 0.)
      3. Calcul des résidus

  • 13 Lundi 2 novembre

    Analyse complexe (Suite) :

    Transparents du cours

    Exemple TF inverse en utilisant l'analyse complexe: équation de la chaleur

    VII.11 Intégration de fonctions trigonométriques

    Substitution: z = exp [iθ] - > dθ = -i dz/z
    (l'intégrale θ: 0 -> 2π devient une intégrale le long d'un cercle de rayon 1 autour de l'origine z=0)

    Exemple: ∫0 dθ/(2 + cos θ)

    VIII. Calcul des perturbations

  • peu de problèmes exactement solubles en physique
  • besoin de méthodes approximatives
  • calcul des perturbations = première approche à un problème compliqué
  • beaucoup d'applications différentes : racines d'un polynôme, solutions d'une équation transcendante, valeurs et vecteurs propres de matrices, solutions d'équations différentielles et intégrales, ...
  • point de départ : problème simplifié dont on connait la solution exacte
  • stratégie : calcul des modifications de cette solution ordre par ordre dans un petit paramètre, ε << 1

    VIII.1 Perturbations régulières

    Exemples ...

    VIII.1.1 Racines d'un polynôme

    x2 + εx - 1 = 0
    On cherche une solution sous la forme x = x0 + εx1 + ε2x2 + ...
    ordre ε0 : x02-1 = 0, donc x0=1 ou x0=-1
    ordre ε1 : 2x0x1+x0 = 0, donc x1=-1/2
    ordre ε2 : x12+2x0x2+x1 = 0, donc x2=x1(x1+1)/(2x0), c'est-à-dire x2=1/8 ou x2=-1/8
    -> 2 racines : x = 1 - ε/2 + ε2/8 + O(ε3) et x = -1 - ε/2 - ε2/8 + O(ε3)

    x3 -2x2 +3x +1/97 = 0
    -> x3 -2x2 +3x + ε = 0
    On cherche une solution sous la forme x = x0 + εx1 + ε2x2 + ...

  • 14 Lundi 9 novembre

    Calcul des perturbations (Suite) :

    VIII.1.2 Solutions d'équations transcendentes

    x ln x = ε
    x=1 est solution de l'équation x ln x = 0.
    On cherche une solution sous la forme x = x0 + εx1 + ... proche de x0 = 1.
    ordre ε1 : x1 ln x0 + x0x1 ln' x0 = x1 ln x0 + x0x1 (1/x0) = x1 = 1
    Donc x = 1+ε + O(ε2)

    VIII.1.3 Equations différentielles

    pendule : d2θ/dt2 + ω2sinθ=0

    solutions stationnaires / points d'équilibre : θ0=0 et θ0

    calcul perturbatif : θ(t)=θ0+εθ1(t)
    équation différentielle linéaire : d2θ1/dt2 +/- ω2θ1=0

  • θ0=0 (signe +) : point stable
  • θ0=π (signe -) : point instable (|θ1(t -> ∞)| -> ∞)

    prochains ordres ?

    "Chapeau mexicain" :

    dx/dt = -x(x2+y2) + bx
    dy/dt = -y(x2+y2) + by

    1. solutions stationnaires : x0 = y0 = 0 et, pour b > 0, x02+y02 = b

    2. perturbation autour des solutions stationnaires : x(t) = x0+ ε x1(t) et y(t) = y0+ ε y1(t)
    dx1/dt = -x1(x02+y02-b) - 2x0(x0x1+y0y1)
    dy1/dt = -y1(x02+y02-b) - 2y0(x0x1+y0y1)

    Pour x0 = y0 = 0 : dx1/dt = bx1 et dy1/dt = by1, donc x1 = X1 ebt et y1 = Y1 ebt
    C'est-à-dire, la solution stationnaire x0 = y0 = 0 est stable pour b < 0 (le système retourne vers la solution stationnaire pour t -> ∞) et instable pour b > 0 (le système s'éloigne de plus en plus de la solution stationnaire pour t -> ∞).

    Pour x02+y02 = b, les équations pour x1 et y1 sont couplés :
    dx1/dt = - 2x0(x0x1+y0y1)
    dy1/dt = - 2y0(x0x1+y0y1)
    On trouve une équation matricielle pour r1 = (x1, y1)T :
    dr1/dt = M r1.
    Les valeurs propres sont λ1 = 0 (correspondant au vecteur propre u1 parallel à r0) et λ2 = -2b (correspondant au vecteur propre u2 perpendiculaire à r0). Comme λ1/2 <= 0, la solution stationnaire x02+y02 = b est stable.

    Equations différentielles : Oscillateur de Duffing

    (d2/dt2)x + ω02 x + ε (ω02/L02) x3 = 0

    Physique : particule dans un potentiel V(x) = (1/2) m ω02 x2 + (1/4) ε (ω02/L02) x4
    -> mouvement borné par V(xmin) = V(xmax) = E0

    Calcul des perturbations ?

  • ordre ε0 : (d2/dt2)x0 + ω02 x0 = 0, donc x0(t) = A cos(ω0 t + δ)
  • ordre ε1 : (d2/dt2)x1 + ω02 x1 + (ω02/L02) x03 = 0
    On utilise x03 = A3 cos30 t + δ) = A3/4 [3 cos(ω0 t + δ) + cos(3ω0 t + 3δ)].
    Problème : L'oscillateur est forcé à sa fréquence propre -> x1 diverge, ce qui n'est clairement pas physique.

    Voir suite ci-dessous.

  • 15 Lundi 16 novembre

    Calcul des perturbations (Suite) :

    Equations différentielles : Oscillateur de Duffing (Suite)

    (d2/dt2)x + ω02 x + ε (ω02/L02) x3 = 0

    Calcul des perturbations naïf: x1 diverge, ce qui n'est clairement pas physique.

    Solution : modification de la pulsation ω = ω0 + ε ω1 (Méthode de Lindstedt)

    VIII.2 Perturbations singulières

    Exemples : Racines d'un polynôme

  • εx2 + x - 1 = 0
    Pour ε = 0, il y a une solution: x0 = 1.
    Pour ε ≠ 0, il y a deux solutions.
    On effectue un changement de variable y = 1/x. L'équation y2 - y - ε = 0 pour la variable y peut être résolu en utilisant le calcul des perturbations régulières. On obtient les racines y = -ε et y = 1+ ε.
    Donc x = -1/ε + O(ε0) et x = 1 -ε + O(ε2).

  • x3 + (5 + ε) x2 - (4 - ε) x - 2 + ε2 = 0
    Pour ε = 0, on trouve x0 = 1 (doublement dégénéré) et x0 = 2.
    On pose x = x0 + ε x1.
    Ok our x0 = 2 : on obtient x1 = 8.
    Pas ok pour x0 = 1 : on obtient x1 = ∞.
    On pose x = x0 + εα x1 + ε x2.
    Pour x0 = 1, on obtient ε x12 + 3 ε = 0.
    Donc α = 1/2 et x1 = +- i 31/2.
    3 solutions : x = 2 +8ε, x = 1+ i (3ε)1/2 et x = 1- i (3ε)1/2

  • 16 Lundi 23 novembre

    IX. Opérateurs linéaires

    L[λ u + μ v] =λ L[u] + μ L[v]

    IX.1 Algèbre des opérateurs linéaires

  • somme : L1 + L2 = L2 + L1
  • produit : L1 L2 (en général : L1L2 ≠ L2 L1)

    Le commutateur de deux opérateurs linéaires L1 et L2 est l'opérateur L1L2 - L2L1 = [L1,L2]

    Exemples :

  • X défini par X[f(x)] = xf(x)
  • D défini par D[f(x)] = (d/dx)f(x)
    [D,X] = 1 (Démonstration : [D,X]f = DXf - XDf = (d/dx)(xf) - x(d/dx)f = f + x(d/dx)f - x(d/dx)f = f = 1f)

    IX.2 Bases et representation matricielle

    base de l'espace vectoriel B = {e1, e2, e3, ... , eN}
    L[v] = L[∑j vj ej] = ∑j vj L[ej] et L[ej] = ∑i λij ei
    donc L est caractérisé par une matrice N x N : {λij}i,j=1...N

    Exemple : opérateur différentiel D
    base de Fourier {1, cos(2nπx/L), sin(2nπx/L)}
    D[e1] = 0
    D[e2n] = D[cos(2nπx/L)] = - (2nπ/L) sin(2nπx/L) = - (2nπ/L) e2n+1
    D[e2n+1] = D[sin(2nπx/L)] = (2nπ/L) cos(2nπx/L) = (2nπ/L) e2n
    donc D2n 2n+1 = -2nπ/L, D2n+1 2n = 2nπ/L et Dkl = 0 sinon
    alternative : base de Fourier complexe {ei2nπx/L}
    D[ei2nπx/L] = i2nπ/L ei2nπx/L
    donc Dkl = δkl i2kπ/L (D est diagonal)

    IX.3 Vecteurs et valeurs propres

    En général : L[v] = u avec u ≠ v

    Cas spécial : L[v] = λ v
    v vecteur propre
    λ valeur propre

    Exemple : R(θ) rotation par un angle θ en R2
    Si θ = nπ, tous les vecteurs sont des vecteurs propres avec λ = (-1)n.
    Pour tous autres angles, il n'y a pas de vecteurs propres.

    IX.4 Opérateurs hermitiens

    L'opérateur adjoint H+ est défini par (u,Hv) = (H+u,v).

    Si H+ = H, c.a.d. (u,Hv) = (Hv,u), on dit que H est hermitien.

  • 17Lundi 30 novembre

    Opérateurs linéaires (Suite) :

    IX.4.1 Représentation matricielle d'un opérateur hermitien : λki = λ*ik

    IX.4.2 Propriétés d'opérateurs hermitiens

    Si H est hermitien, ...
    1. ..., ses valeurs propres sont réelles.
    2. ..., ses vecteurs propres appartenant à des différentes valeurs propres sont orthogonaux : si Hu = αu et Hv = βv avec α ≠ β, donc (u,v) = 0.
    3. ..., ses vecteurs propres forment une base (orthonormée).

    Exemple : Hamiltonien en Mécanique Quantique

  • Oscillateur harmonique : H = - D2+X2 avec D[f] = df/dx et X[f] = xf (voir TD 17)

    Equation de Schroedinger : Hψ = i∂tψ

    Base propre : Hψn = Enψn

    Solution générale : ψ(x,t) = ∑n an(t)ψn(x)
    On trouve Hψ = ∑n Enan(t)ψn(x) et i∂tψ = ∑n i∂tan(t)ψn(x).
    Donc Enan = i∂tan ou an(t) = an(0) e-iEnt

    La FIN ! ... N'hésitez pas à me contacter, si vous avez des questions.


  • Et voilà le planning des TDs. Pour toutes questions concernant les TDs, merci de contacter votre enseignant de TD, Julia Meyer ou Mourad Ismail. Des corrigés des TDs sont distribués en séance. Si vous trouvez des erreurs, merci de me les signaler !

    TD # Date Sujet Fichiers
    1Mardi 15 septembreEspaces vectoriels TD 1
    2Mercredi 16 septembreSéries de Fourier TD 2
    3Mardi 22 septembreSéries de Fourier TD 3
    4Mardi 29 septembreSéries de Fourier TD 4
    5Mardi 30 septembreTransformées de Fourier TD 5
    6Mardi 6 octobre Transformées de Fourier TD 6
    7 Mercredi 7 octobreTransformées de Fourier TD 7
    8 Mardi 13 octobreTransformées de Fourier TD 8
    9 Mercredi 14 octobreAnalyse Complexe TD 9
    10 Mardi 20 octobreAnalyse Complexe TD 10
    11 Mercredi 21 octobrePréparation CC TD 11
    12 Mardi 3 novembre Analyse Complexe TD 12
    13 Mardi 10 novembreAnalyse ComplexeTD 13
    14 Mardi 17 novembreCalcul des perturbations TD 14
    15 Mardi 24 novembreCalcul des perturbationsTD 15
    16 Mardi 1 décembreOpérateurs linéaires TD 16
    17 Mardi 8 décembreOpérateurs linéaires TD 17
    Corrigé TD 17